Dispositions spécifiques aux différents types daide sociale |
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AIDE SOCIALE AUX PERSONNES ÂGÉES (ASPA) | ||
Mots clés : Aide sociale aux personnes âgées (ASPA) |
Dossier n° 070953
Mme X...
Séance du 18 février 2009
Décision lue en séance publique le 5 mars 2009
Vu le recours formé le 17 mars 2002 par Mme X..., tendant à lannulation dune décision en date du 24 janvier 2007 par laquelle la commission départementale daide sociale des Yvelines a maintenu la décision du président du conseil général en date du 18 septembre 2006 fixant au 4 octobre 2006 la date dattribution à Mme X... dune allocation personnalisée dautonomie en établissement ;
La requérante conteste cette décision, soutenant quelle ignorait lexistence de lallocation personnalisée dautonomie et quétant domiciliée en Bretagne, elle ne sest aperçue que tardivement quaucune demande navait été déposée pour sa grand-mère ; que dailleurs, elle a demandé à être nommée tutrice de celle-ci en raison des difficultés de sa mère de gérer le dossier de sa propre mère ;
Vu la décision attaquée ;
Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ;
Vu le code laction sociale et des familles ;
Vu la lettre du secrétaire général de la commission centrale daide sociale en date du 23 juillet 2007 informant les parties de la possibilité dêtre entendues ;
Après avoir entendu à laudience publique du 18 février 2009, Mlle Sauli, rapporteure, et après en avoir délibéré hors la présence des parties, à lissue de la séance publique ;
Considérant quaux termes des articles L. 232-1 et L. 232-2 du code de laction sociale et des familles, lallocation personnalisée dautonomie est destinée aux personnes qui, nonobstant les soins quelles sont susceptibles de recevoir, ont besoin dune aide pour laccomplissement des actes essentiels de la vie ou dont létat nécessite une surveillance régulière ; quelle est accordée sur sa demande à toute personne remplissant notamment la condition de degré de perte dautonomie, évalué par référence à la grille nationale décrite à lannexe I du décret no 2001-1084 du 20 novembre 2001 ;
Considérant quaux termes de larticle R. 232-3 dudit code, le degré de perte dautonomie des demandeurs dans laccomplissement des actes de la vie quotidienne, évalué par référence à la grille susmentionnée, est coté selon trois modalités conformément aux instructions contenues dans le guide de remplissage de la grille précitée ; quà partir des données ainsi recueillies et traitées selon le mode opératoire de calcul unique décrit en annexe II du décret no 2001-1084 du décret précité, les demandeurs sont classés en six groupes iso-ressources ou GIR en fonction des aides directes à la personne et des aides techniques nécessitées en fonction de leur état ; que conformément à larticle R. 232-4 du même code, pour bénéficier de lallocation personnalisée dautonomie, les demandeurs doivent être classés dans lun des groupes 1 à 4 ;
Considérant quaux termes de larticle L. 232-14 du code de laction sociale et des familles, lallocation personnalisée dautonomie est accordée par décision du président du conseil général et servie par le département sur proposition de la commission de lallocation personnalisée dautonomie définie aux articles D. 232-25 et D. 232-26 dudit code, présidée par le président du conseil général ou son représentant ; que conformément à larticle D. 232-23 dudit code, le dossier de demande dallocation personnalisée dautonomie est adressé au président du conseil général qui dispose dun délai de dix jours pour en accuse réception (...) ; que cet accusé de réception mentionne la date denregistrement du dossier de demande complet ; que pour les bénéficiaires hébergées dans les établissements mentionnés au quatrième alinéa de larticle L. 232-14, la date denregistrement correspond à la date douverture des droits ;
Considérant quil résulte de linstruction que Mme X... - placée à lhôpital local depuis, semble-t-il, le 1er février 2001 a déposé une demande dallocation personnalisée dautonomie en établissement envoyée par lhôpital le 2 octobre 2006 et réceptionnée le 4 octobre 2006, date à laquelle le dossier a été déclaré complet ; que par décision en date du 18 octobre 2006, le président du conseil général des Yvelines a attribué à Mme X...une allocation personnalisée dautonomie en établissement à compter précisément du 4 octobre 2006, conformément aux dispositions susvisées de larticle L. 232-14, au titre de son classement dans le groupe iso-ressources 1 ; que sa petite-fille et requérante, ayant contesté cette décision en demandant la fixation rétroactive de lattribution de ladite allocation à sa grand-mère placée depuis le 1er février 2001, la commission départementale daide sociale des Yvelines a confirmé la décision initiale attaquée ;
Considérant que si Mme X...est placée à lhôpital local depuis le 1er février 2001, elle na déposé une demande dallocation personnalisée dautonomie en établissement que le 2 octobre 2006 - à la suite notamment du signalement par les services du Trésor public du non-règlement par sa fille de ses frais dhébergement - et que son dossier a été déclaré complet le 4 octobre suivant ; que la date douverture des droits à ladite allocation en établissement étant précisément - conformément à larticle L. 232-14 susvisé - fixée à la date de déclaration du dossier complet, louverture des droits de Mme X...ne peut pas être fixée antérieurement à cette date, a fortiori en labsence de demande quand bien même les évaluations successives par létablissement de létat de santé de celle-ci la classaient dans un groupe pouvant ouvrir droit à allocation ; que le moyen soulevé par la requérante selon lequel le dépôt tardif de la demande résulte de son ignorance de lexistence de lallocation personnalisée dautonomie est inopérant ; que dans ces conditions, la commission départementale daide sociale des Yvelines a fait une exacte appréciation des circonstances de laffaire en maintenant au 4 octobre 2006 la date douverture des droits de Mme X...à lallocation personnalisée dautonomie en établissement ; que dès lors, le recours susvisé doit être rejeté,
Décide
Art. 1er. - Le recours susvisé est rejeté.
Art. 2. - Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Art. 3. - La présente décision sera transmise au ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, au ministre du logement à qui il revient den assurer lexécution.
Délibéré par la commission centrale daide sociale dans la séance non publique, à lissue de la séance publique du 18 février 2009 où siégeaient M. Seltensperger, président, M. Brossat, assesseur, et Mlle Sauli, rapporteure.
Décision lue en séance publique le 5 mars 2009.
La République mande et ordonne au ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, au ministre du logement, chacun en ce qui le concerne, et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à lexécution de la présente décision.
Le président La rapporteure
Pour ampliation,
Le secrétaire général
de la commission centrale daide sociale,
M. Defer